Divine indécence...

Art photographique, Photos sensuellement érotiques, Poésie, Musique, Littérature érotique...

20 novembre 2008

Souvenirs d'Elle...

samantha_wolov14

Des souvenirs désordonnés, et cette sensation au creux du ventre quand je les évoque... Un entrelacs de rires, de jambes, de fumée... les effluves entremêlés... une phrase de piano pleine de langueur... l'hiver puis le printemps... mes mains crispées sur sa peau... sa voix qui me rend folle... l'obscurité radieuse qui règne dans ma chambre quand je dors dans ses bras... la fièvre qui nous anime, nos discussions exaltées et nos inlassables étreintes... Le désir qui renaît aussitôt satisfait... l'oubli total de ce monde insignifiant... juste lui, juste moi... nos membres confondus... nos rires accordés... Et on se roule par terre dans la cascade de plumes virginales d'une oreiller crevé par nos excès... je me dérobe par jeu... puis m'abandonne et retombe sur le dos... mes jambes nues en l'air... Après la jouissance, l'entente... et noyer mon regard dans ses yeux limpides... et offrir mon cou à ses lèvres avides... allumer une cigarette qu'on fume à deux... ne plus rien désirer... ne plus rien redouter... l'imperfectible satiété du corps à corps... du cœur à cœur... bercé par la musique extatique de mots d'amours qui me sont destinés... Délicieuse lassitude qui freine quelques instants l'enthousiasme de la passion... nos deux êtres épuisés gisent côte à côte... en silence... et exultent uniquement d'être ensemble... lui jouant négligemment avec mes longs cheveux épars sur l'oreiller... moi promenant mes doigts le long de la courbe de ses reins... et la force tranquille de son corps étendu dont le seul contact me brûle la peau et l'âme... non, je n'ai peur de rien quand je suis dans ses bras... de rien... je fais de mon souffle l'écho des battements de son cœur, de mon corps le reflet de son corps, et de sa jambe qui m'entoure une chaîne indéfectible... je le regarde dormir et l'ombre de ces cils sur sa joue mal rasée, sa moue d'enfant, sa main abandonnée, déchaînent en moi des passions disproportionnées... »

Photo Samantha Wolov. Texte extrait de "Hell" de  Lolita Pille   

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16 juillet 2008

Douce soumission...

Je brûle de lui, m’enflamme de toutes ses envies
Me consume sous son regard lourd de délit
Dans le brasier ardent de sa lubricité
Il exacerbe talentueux ma volupté.

La chaleur de son regard sur moi, sortilège !
Guide sur mon corps, pour lui un privilège
Mes mains fébriles et envoûtées, il est mon maître
Quand mon désir fait violence à tout mon être.

Inverser les rôles, le captiver, résister
A ses approches machiavéliques improvisées
Le faire sombrer impunément, obstinément
Il est mon rêve le plus secret à cet instant !

Ses doigts parcourent le même diabolique chemin
Exploré par mes caresses guidées par ses mains
Il dévoile ma faiblesse, et ma félinité
Pour un désir en volupté, illimité.

Soumise, je déraisonne, je m’abandonne
De ses désirs libertins il me bâillonne
Vers l’inconnu, il me conduit habilement
Dans les abysses du plaisir fatalement

Mais je garde en moi des trésors inexplorés
Pour que le plaisir avec lui renouvelé
Doux mélange de mystère et de complicité
Demeure en lui un jour ou une éternité...

@Mystérieuse

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04 juin 2008

Oraison Sensuelle

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Lorsque le cœur léger et le corps volupté
Je te rejoins, discrète, dans tes iniquités,
La chaleur de tes mains sur ma peau affranchie
Donne un nouvel élan à toutes mes envies
Repoussant l’horizon de mon indépendance,
Je dérive doucement vers ton impertinence,
Ce talent satanique, qu’en mon âme tu dilues,
Comme un poison magique détruisant ma vertu.
De tes lèvres à ma peau en complainte digitale,
Sensuelle oraison à la femme fatale,
Ravivant l’érotisme qui en moi déclinait,
Tu enchaînes mes plaintes à ta fébrilité.
Qu’il est doux de sentir ton corps me désirer,
Ton membre quérir les charmes de mes pétales rosées
Enfreindre les barrières, viril et impudique,
Poursuivre son chemin en mon  fourreau magique.
Larmes et chuchotements, juste au bord de mes lèvres
Soupirs, égarement d’une troublante fièvre,
Accompagnent tes élans aux allures princières
Dans la moiteur brûlante de mes chairs délétères.
Tel des rois en combat aux reflets mordorés
Nos deux corps dans l’étreinte, nos baisers enroulés,
Paraphent nos désirs de troublantes lueurs
Quand surgit le plaisir, puissant, dévastateur.
Ni vaincu, ni vainqueur, juste un désir charnel
Sans cesse renouvelé jusqu’à l’irrationnel
Déliant nos angoisses dans la complicité.
De nos exaltations en sensualité.

© 2008 Mystérieuse

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10 avril 2008

Ma raison s’illumine...

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Nacre de mes envies, étoile de mes jours
Il accompagne mes gestes, pare mon corps d’atours
Oubliant pudeur et vertus imbéciles
Conduit mes horizons vers son monde tactile.

Là sur ma peau fébrile, il pose ses baisers
Comme une friandise, comme un troublant secret
Ranimant cette flamme de nos actes manqués
Addictive appétence de nos âmes enchainées.

Explorateur coquin de ma peau féminine
Il aime à découvrir en moi la libertine,
Quand audace et maîtrise de ses caresses osées
Enfièvrent mon érotisme d’une teinte empourprée.

Délivrant les secrets de mon torride écrin
De ses doigts à mon sexe, par le désir étreint,
Incendiée de désir par ses rimes tactiles,
Ma raison s’illumine de pensées plus fébriles.

Amant sagace en quête de mes plus fous désirs,
Trahissant l’impatience d’aggraver mon plaisir,
Il pousse plus loin l’audace de ses caresses osées
Complice cavalier de mes dérives nacrées.

L’extatique reflet de mon regard perdu
Image virtuelle de mon plaisir diffus
Le comble et le vénère dans sa virilité
Il avoue son désir de toujours me combler.

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03 avril 2008

Baisers voraces

Bas

Comme un diable vivant il embrase mes nuits

Dans l’ébène nocturne comme une étoile il luit

Allumant mille feux sur mes courbes alanguies

Me faisant la promesse de m’aimer pour la vie

Quel est donc le mystère de ses caresses fébriles

Qui procurent sur moi une émotion tactile

Ce phénomène étrange enfiévrant tous mes sens

Entraînant mon corps nu vers de nouvelles partances

Couvrant de fragiles baisers mes seins déroutés

De frissons en brulures sur mes tétons dressés

J’offre ma volupté à sa bouche affamée

M’abandonnant entière à sa voracité

Mon ventre parcouru de ses doigts enfiévrés

S’agite et se déchaîne par le désir porté

Ce désir si puissant qu’il en devient torture

En mouvance sensuelle j’en commets un parjure.

Violant tous mes serments d’enfin lui résister

Je jouis de ses lèvres sur mon sexe posées

Lui crie ma jouissance en perles diluées

Sur sa langue tourmentée par ma lubricité.

Réclamant les ardeurs de sa virilité

Au sein de mes entrailles de désir habitées

Je le supplie, je condamne autant de volupté

Juste sous les caresses par lui diligentées.

Comme un tison ardent avec lui il m’entraine

A ses secrets plaisirs mon âme il enchaîne

Dans l’extase orgasmique soudain il me délaisse

Jouissant de l’icône de la femme en détresse.

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09 janvier 2008

Par quel troublant mystère...

La lumière est entrée dans mon corps engourdi

Quand son regard précis au rythme de ma vie

A effleuré l’espace de mes jeux interdits

Cicatrisant la trace de mes désirs enfouis.

Mes lèvres entrouvertes par ses doigts caressées

Ont retrouvé panache, fierté et volupté,

Cristallisant l’audace d’un désir suggéré

De sa bouche à la mienne pour un baiser volé.

Petits seins effrontés sous un voile soyeux,

Pupilles étincelantes au secret de mes yeux,

Codes irréfutables d’un désir grandissant

Répondent à ses envies en reflets chatoyants.

La fièvre de mes entrailles par ses doigts éprouvée

L’ondulante prouesse de mon corps affamé

En font de lui mon maître en cet instant divin

Préjudiciable plaisir d’un si proche destin.

Va-t-il m’abandonner ainsi à mes désirs

Juste me regarder, assouvir mes plaisirs

Va-t-il baiser mon corps par la fièvre consumé

Ou jouir d’une vision de la femme possédée

Impondérable démon de mes pulsions charnelles

Il sait m’accompagner comme une ritournelle

Dans l’enfer de ses liens à mon propre destin

De son âme maudite je demeure sa catin.

Par quel troublant mystère a-t-il pu m’envoûter

Régner sur mon plaisir en Maître incontesté!

Les secrets interdits de ses charmes troublants

Ont dompté la rebelle en pouvoir enivrant.

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04 janvier 2008

Rendez-vous...

Le soleil se coupe en deux et s'ouvre... Sur mes pas lents, je viens vous rejoindre… Sur le dégradé des saveurs, dans le brouhaha incessant de quelques têtes pensantes emplies d'écumes et munies de leurs yeux rapaces.

A la terrasse des cafés, les amants s'accordent un tri mental, leurs sourires ayant gardés la forme d'une bosse ronde tel un arbre de leurs derniers froissements de draps, s'aiment-ils vraiment… ?

Je traverse ces rues, les cœurs creux se dévorent sans conviction. La vie de chacun se pend au cou de leur cœur de pierre.

Le vacarme aux alentours est moins bruyant que le silence de mes mains, ce choc sourd colore de coquelicot ma blancheur.

Isolée, pensive, je vis à l'ombre de ma plume,

Je nomme l'herbe un " symbole ", l'amour " des pétales tenus sur l'arbre prêt à choîr.

Cris, silences et flots de larmes se noient dans l'encrier se dessinant tel un drapé de vermeil à l'odeur de bergamote.

Sous mes dentelles, un frisson les parfume et les éveille.

Je quitte la brassière de ma demeure, j'affronte le regard des passants, je les fuis craignant d'y apercevoir la forme d'une bogue noire,

Où vivrait un insecte et troublerait mes pas vers lui…

Loin d'eux, de leurs tombeaux aux sabots neufs, derrière le musée des miroirs, l'aile d'un attrait vient me rejoindre.

Je ne connais de lui que l'écho de sa voix, déjà, elle a orné le ciel de mon lit, colorée ma plume, nous parlions dans le silence des mots, ma couverture sans lanières tissées dans du coton fût bavarde,

Nos échanges donnés et reçus furent lavés de toute souillure, une tendresse souveraine a pris l'allure d'un parfum éclaté sur mes courbes endormies.

Une rencontre …Un écran… un clavier enchanteur … Au creux de mes mains je tiens un morceau d'arc-en-ciel…

Mes mots s'engouffrent dans mes silences légendaires,

Je me coiffe, ma chevelure tombe sur mes épaules nues,

Honteuse de ce désir...

J'accroche mes soupirs au bord de mon lit, sous ma robe indolente un jardin inconnu s'éveille, un vide s'installe, une absence blesse mes courbes, c'est un rythme sans images, sans couleurs,

J'y brode des mots ils tourmentent mes silences, je peins de ma plume un décor feutré, je serre les lacets de mon corsage afin d'en percevoir un égarement frugal, le bouclier de ce désir n'y est qu'un peu plus incrusté,

Et, si le goût de vos mains dénouait un de mes rubans…

Suis-je prisonnière d'un songe, d'un souffle, le temple de mes mutismes s'entrouvre.

Je cherche votre présence avec une peur délectable,

Sous mes voiles je me soumets à cet éveil...

Je voudrai sculpter dans la vallée des légendes les flammes de nos différences...

Percer les oreilles des lingères afin de garder leur blancheur, m'étrangler sous la force de ce nouveau désir…

Inventer des mots nouveaux, voler les arabesques d'or afin de tisser vos caresses sur mes seins,

Voler aux voleurs de billes leurs couleurs pour enchanter nos draps froissés, emplir ma roulotte d'œillets vifs, traverser un instant ces nouvelles pages près de l'horloge du temps ricanant dans sa boîte de bois rose sur mes mots tus.

Mes nuits se fragilisent et frissonnent de louanges,

J'y cherche le mouvement… mon nid de velours vivant à l'automne des rosiers, J'ose ouvrir pour vous la coquille de mes pudeurs,

Je vous écris dans le manteau de la nuit,

Je ne voudrai d'une vie sacrifiée par des pulsions aux couleurs fanées, de bonheurs endormis des sourires momifiés au seuil du lit où la vie s'égorge par la mort du désamour,

Je crache sur la connerie des ragots de luxe,

De leurs vies calquées, bâillonnées de leurs chimères,

Et, là au crépuscule je vous lis, vous entends presque…

Au chevet de ma vie prostrée,

Un désir nouveau s'éveille, vers où…

Vers les grilles de l'invisible…

Certaines émotions n'ont aucunes explications, elles arrivent, on les ressent, elles nous envahissent sans l'ombre d'un doute.

Votre fiche fut devant moi dans l'abondance de ces relations futiles et sans intérêts, des tas de profils, photos qui défilent comme dans un super marché, un vide grenier où l'on y fait ses emplettes, une vision de terreur lorsque j'y pense, rencontres fléchées, rencontres ciblées, les lumières s'étalent dans un fond de flaque grise…puis, dans un bitume puant sous la paresse mouvante de leurs vies égorgées par la grimace du mensonge.

Leurs tristesses se déguisent en lagunes presque accueillantes…

Ce désir m'envahit, au gré de nos échanges, rassurant mes montagnes, ornant ma blancheur de géranium…

Je suis peut-être trop enfouie au sein de mes retenues, je suis si solitaire comme une veine de métal pur, mes mots se perdent dans un abîme illimité,

Pourtant…dans mes nuits profondes, vous veniez à moi,

Vous me liez à votre fougue,

La nuit, vous êtes si proches de mes silences,

Votre main sur mes lèvres les soumet à ne rien dire mais ne veux parler, votre sacre me remplit, l'orgueil de votre conquête m'offre les perles de votre " vous " dans l'antre de mes " non "…

Me suis-je enfin perdu en vous ? Mon corps à peine dévêtue est aussi fragile et rose que les pivoines,

Emportez-moi dans les braises de nos désirs, de nos mots …

Mes draps transpirent avec moi de vous, mes terres lointaines m'emportent dans leurs chants.

Je vis à l'imparfait ne pouvant oublier mes poings serrés afin de forcer le pupitre de l'école communale où vêtue de mes haillons malgré l'hiver, j'ai dû m'imposer lors de mon retour par les routes obscures,

Comprendrez vous mes errances ? Les fées m'ouvrent ce jour une part du ciel.

Pour Vous je découvrirai la voûte de mes interdits

J'érigerai une forteresse imprenable où règnera la mémoire de mon exil,

Je chanterai si de vos mains vous tressez sur ma peau blanche vos empressements,

Et, parce que c'est Vous, mes monastères étouffés s'ouvriront...

Vous appartenir en me dressant sur votre arbre, m'envahir de votre sève, attachée, liée.

Hurler sous le voile posé sur mes seins…..

Absorber votre sacre, en déguster le goût suave, me soumettre à l'éveil de tous vos désirs.

M'enfuir…

Mais vos épaules tisseraient leurs territoires,

Alors, m'ouvrir à Vous telle une étoile jusqu'à la morsure, mon nid de velours n'aurait alors d'apaisement que sous votre semence.

L'ortie de mes élans,

Le rocher de mes mots se scellant sous mon émotion,

Face à Vous j'affronterai mes peurs, emplirai mon panier de sourires,

Je chasserai les voyeurs du dimanche aux cols crasseux,

Vous accueillerez dans mon refuge, là où les secrets et les couleurs se teintent

Je ne connais de lui que l'écho de sa Voix…

Je l'attends…

Une chambre d'hôtel, un numéro de porte, mon amant du clavier enchanté ouvre la porte de cette chambre, où mes voiles couvrent encore mon corps…

Je L'entends…

Face à vous je crains l'innocence de mes gestes, la confusion de mes envies,

Je n'oserai me dévêtir sans vos mots...

Apprenez -moi à m'agenouiller pour vous découvrir, frôler votre arbre, vous caresser de ma bouche,

Rassurez-moi, guidez-moi …lentement,

Ensemencez mes terres lointaines,

Votre main ouvre mes secrets, je me sens impudique, sous mes chaleurs pour vous,

Un ruisseau s'écoule, mon bouton se dresse, empli d'envie,

Votre bouche l'effleure

Mon corps ne vivait plus que par votre pensée que par vos plaisirs, pour cette attente

Prenez ma jouissance,

Votre souvenir m'éveille, frissonnante face à vous,

Votre bouche s'étant posée sur mon velours offert, mon cœur et mon corps se sont suspendus en plein vol…

Mon souffle en un instant s'est arrêté lorsque j'ai senti mon envie se dresser et fondre sous la chaleur de vos lèvres,

Alors, je voulais ne plus bouger afin de tatouer dans ma mémoire cet instant inconnu, nouveau,

Laissant la langueur m'envahir en entier et l'émotion me submergeant,

A cet instant précis vous auriez pu faire de moi ce que vous vouliez...

Ne partez pas…

Apprenez-moi l'effeuillaison des plaisirs,

Emmenez moi nue devant vous, inondée pour vous…

Instant magique loin de tout

Torse dans torse, liez mes mains à vous, forcez-moi à n'être qu'à vous,

La bohême me poursuit, immiscez-vous d'un bout de vous à l'intérieur de mes départs,

Instant magique, le temps est suspendu…

Nos corps enchevêtrés, à bout de souffle, nos bouches se dévorant, inquisitrices, éperdues,

Gémissements d'impatience aux goûts mouillés, envies pétries, la vôtre s'en saisissant comme l'eau de ma source qui n'a jaillit que par vous, pour vous.

Se rejoindre l'un dans l'autre encore...

Hurler de ne pouvoir m'y fondre, s'y fondre, s'y perdre…

Vous êtes là… je vous bois, le rythme de nos échanges orne nos soupirs.

Un désir insoutenable me pousse à crier ...

Mon écrin se serre à l'approche de votre éclair,

Vous enjambez mon lac… offert

J'aimerais éterniser l'entracte de cet instant.

Vous m'enserrez, enveloppé au mieux de votre désir fier et dressé, posé au creux de mon soupir à peine avancé.

Mes terres lointaines m'emportent dans leurs chants, votre semence m'y ramène...

Pour vous mes pudeurs se confondent à ma fontaine offerte en vous ouvrant mes cuisses de camélia...

Je vous aime, je creuse ce mot dans l'escargot de mes regrets, je le tatoue au creux de mon antre, je bois votre plaisir, vous retenir…

Vous partez…

Mes courbes gardent notre étreinte, le goût de vos baisers ...

Je les brode tel un chandail de bruyère autour de mon joyau,

Vous partez… un vide s'installe, une chaleur frissonne encore en moi, prenant l'allure des aquarelles de maîtres.

Des frissons dentelés ourlent encore désespérément mes dunes,

Mes seins cherchent vos mots et vos mains…

Vous partez…

Un vide abyssal s'installe en moi, un manque douloureux, délicieux manque, il vient et reviendra à ma bouche avide de vous,

Mon désir, Mon ombre

Je vous chercherai au gré de mes pas errants,

Je suis emmitouflée de vous.

Ne fermez pas la porte…

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28 décembre 2007

Soupirs...

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Quand impudique se fait l’amour
Et qu’il mérite tous les détours
La femme aimée se fait déesse
Pour décliner sous les caresses.

De son amant cet insolent
Elle réclame ardemment
Impudeur et soumission
La volupté dans la passion !

Le corps à nu, l’âme perdue
Plus de tabous, plus de vertu
Pour cet amant qui la désire
Le souffle court elle respire !

Entre ses reins elle le supplie
De libérer toutes ses envies
Et dans l’extase d’un soupir
Elle lui dédie tout son désir !

Son corps de braise s’abandonne
Comme une lionne elle ronronne,
Sous les assauts de son amant
Elle jouit indécemment !

Sous la beauté de la déesse
Sans détour il se déverse
Ils jouissent à l’unisson
Dans un seul et même frisson.

Quand impudique se fait l’amour
Dans la folie elle le savoure
Lui cet amant qu’elle désire
Elle lui dédie tous ses soupirs

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27 décembre 2007

Le faire sombrer impunément, obstinément...pour un jour ou une éternité...

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Je brûle de lui, m’enflamme de toutes ses envies
Me consume sous son regard lourd de délit
Dans le brasier ardent de sa lubricité
Il exacerbe talentueux ma volupté.
La chaleur de son regard sur moi, sortilège !
Guide sur mon corps, pour lui un privilège
Mes mains fébriles et envoûtées, il est mon maître
Quand mon désir fait violence à tout mon être.
Inverser les rôles, le captiver, résister
A ses approches machiavéliques improvisées
Le faire sombrer impunément, obstinément
Tel est mon rêve le plus secret à cet instant !
Ses doigts parcourent le même diabolique chemin
Exploré par mes caresses guidées par ses mains
Il dévoile ma faiblesse, et ma félinité
Pour un désir en volupté, illimité.
Soumise, je déraisonne, je m’abandonne
De ses désirs libertins il me bâillonne
Vers l’inconnu, il me conduit habilement
Dans les abysses du plaisir fatalement
Mais je garde en moi des trésors inexplorés
Pour que le plaisir avec lui renouvelé
Doux mélange de mystère et de complicité
Demeure en lui un jour ou une éternité...

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23 décembre 2007

Correspondance décachetée

SENSUELLE MOUVANCE

   

 

Elle se veut sensuelle, elle en perd ses repères

Elle ondule, elle s’égare en sensuelles fièvres

Les morsures du désir  qui sommeillaient en elle

Nourrissent le nectar de la femme rebelle

Les notes l’interpellent, la musique l’appelle

Portée par le courant, elle est soudain si belle

Sa croupe intemporelle prend des airs de démons

En un seul coup de rein elle donne le diapason

Ses regards diaboliques  de désirs éclairés

Eclairs psychédéliques de plaisirs orientés

En appellent impudiques à te déboussoler

Elle se fait plus lubrique pour mieux te capturer

La musique l’emporte dans un monde onirique

Elle s’égare en mouvance portée par le magique

D’une mélodie torride d’érotisme habillée

Sous ton regard lubrique par elle émerveillé

Tu es son prisonnier, elle devient ta geôlière

Sous les spots irisés de son monde mystère

Empirique possession que sa diabolique danse

Sous tes yeux captivés tout son corps entre en transe

Provocatrice diablesse de ta virilité

Elle te voudrait à elle en toute impunité

Elle se veut intouchable et presque inaccessible

Mais à jamais ta garce presque incompréhensible

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