02 décembre 2009
Les Féerotiques 10/11/12 décembre

Festival les Féerotiques, 1ère rencontre des Arts et de l'Erotisme, 10/11/12 décembre 2009 à Rennes.
http://www.lesfeerotiques.fr/


27 novembre 2008
Forest Love
Lorsque les arbres frémissent, les troncs s'agitent, les branches s'entremêlent, les noeuds se croisent, les boutons bourgeonnent et les feuilles effleurent, ça donne une vidéo hot and green... un joli message utilisé par l'association pour se rallier à leur cause.
Filmé et réalisé par les membres de Greenpeace.
14 novembre 2008
Bettina Rheims condamnée pour avoir photographié l'oeuvre d'un autre

Je vous parlais dans un billet précédent de Bettina Rheims et bien La Cour de cassation a débouté jeudi la photographe et rendu définitive sa condamnation pour avoir utilisé dans l'un de ses clichés l'oeuvre d'un artiste-plasticien allemand, Jakob Gautel.
En juin 2006, la cour d'appel de Paris avait jugé Bettina Rheims coupable de contrefaçon et l'avait condamnée à verser 30.000 euros de dommages et intérêts à Jakob Gautel.
La photographe s'était alors pourvue en cassation, mais jeudi la première chambre civile de la Cour a rejeté ce pourvoi.
L'affaire trouve son origine à l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, devenu un lieu de création contemporaine particulièrement actif.
M. Gautel est l'auteur d'une oeuvre intitulée "Paradis"

Oeuvre créée pour une exposition organisée en 1990, en apposant le mot "Paradis", en lettres d'or, apparemment usées, au-dessus de la porte des toilettes de l'ancien dortoir des alcooliques de l'établissement.
Des photographies de cette oeuvre avaient ensuite été exposées lors d'une manifestation intitulée "Parlez-moi d'amour".
Mais en 2002, M. Gautel a constaté que Bettina Rheims avait utilisé son oeuvre, sans son consentement, pour réaliser un triptyque intitulé "La nouvelle Eve", exposé, offert à la vente dans une galerie d'art et reproduit dans un ouvrage édité chez Albin Michel.
Dans la décision rendue jeudi, la Cour de cassation a estimé que la cour d'appel avait justement considéré que l'oeuvre de M. Gautel, qui a consisté "à apposer un mot dans un lieu particulier en le détournant de son sens commun", était bien protégée par le droit d'auteur. A ce titre, Mme Rheims s'est bien rendue coupable de contrefaçon.
23 juillet 2008
"Fucking Friends"
Les "Fucking Friends" ou amis-amants en français. Deux expressions très contemporaines, celles d'une réalité de la sexualité féminine d'aujourd'hui. Le terme anglo-saxon est très explicite, la française un peu plus poétique. Les Américains eux lui préfèrent l'appellation "friend with benefits".
Le deal c'est quoi? Pas de sentiment, rien que du sexe. Pour les quelques 10 millions d'âmes solos dans l'hexagone, il serait même branché d'avoir son F.F. attitré. La règle est simple: pas de sorties, pas de vie sociale, pas d'engagement.
Les amours d'aujourd'hui sont souvent multiples. Entre deux histoires qui durent, un temps plus ou moins long peut s'écouler. Que faire durant cette involontaire traversée du désert? Deux options possibles:
- attendre sagement le prochain amoureux en pratiquant ascétisme et abstinence,
- ou au contraire contribuer activement à son épanouissement sexuel en multipliant les rencontres sensuelles.
Un certain nombre de femmes affirme y trouver plaisir et équilibre, adoptant à leur tour une attitude de drague offensive, restée longtemps le domaine réservé de l'homme. Elles se disent libérées, à l'aise dans leur corps, partante pour une expérience sans attache ni contrainte. La tendresse et les sentiments ne semblent pas être une priorité, elles veulent juste séduire et prendre leur pied. Selon Pascal Lardellier, sociologue: "on assiste là à une contractualisation d'influence nord-américaine de la vie intime: on se voit de manière hygiénique pour coucher". Pas très romantique tout ça!
Oui mais après l'amour, c'est comment? Post coïtum animal triste? C'est là à mon sens que l'on peut mesurer toute l'ambiguïté de ce discours féminin en apparence bien huilé. Les réveils sont parfois difficiles. L'acte ayant conduit la demoiselle au 7ème ciel, ses sens à nouveau en éveil, son besoin d'affectivité reboosté, lorsqu'elle se retrouve au petit matin seule elle ne peut s'empêcher d'espérer. Un texto. Un appel. Un signe. Une attention. Nicole Jeammet, psychologue, précise à ce sujet: "on est passé d'une âme sans corps à un corps sans âme. Ce culte du plaisir quand je veux comme je veux traduit la crainte d'être trahi. Il faut une estime de soi suffisante pour surmonter sa peur de la dépendance".
Pour la femme d'aujourd'hui, que l'amant éventuellement la recontacte est une question de respect, le besoin d'avoir l'impression d'exister au-delà du sexe. Elle ne veut pas faire office de simple objet de plaisir. L'homme repu, devenu soudain silencieux, peut alors vite passer du statut d'amant merveilleux à celui d'immonde salaud. C'est là toute l'ambivalence et les limites de cet affranchissement. La femme affirme avec enthousiasme désirer se borner à l'exploration de son plaisir et de l'orgasme alors qu'au fond d'elle sommeille une Belle au bois dormant ou sa cousine Cendrillon. Celle qui ne peut s'empêcher d'espérer que son partenaire voit au-delà de la gaudriole une attachante personnalité.
Personnellement j'ai pratiqué comme la plupart des femmes solos le Fucking Friend. Notamment du temps de ma "mythique splendeur". Jamais à mon initiative, plutôt en réponse à un deal. Ma libido ayant connu un pic à l'approche de la quarantaine, j'ai voulu me débarrasser de mes sacros saints principes en optant pour une culture du plaisir instinctif. Le sexe pour le sexe m'a vite lassée. Sans un minimum d'échange, de tendresse, de complicité, au-delà du désir et de la simple attirance, je ne voyais pas l'intérêt de se revoir. J'ai joué le jeu, j'ai accepté ses règles, j'ai endossé le rôle de la femme libérée. Celle dont Cosmo fait tant l'apologie. Pour finalement m'apercevoir que je n'étais pas vraiment en accord avec moi-même. Aussi peu de temps que dure une rencontre, j'ai envie de vibrer, d'échanger, de communiquer, de vivre ces instants avec intensité. D'y croire un peu avec un minimum de réciprocité. Et surtout sans le spectre d'une séparation implicite et annoncée...
03 juillet 2008
Les photos les plus controversées
«Controverses, une histoire juridique et éthique de la photographie» (Actes Sud)
Un ouvrage passionnant qui raconte, à travers 73 images plus ou moins célèbres, les grands scandales photographiques. Au-delà des polémiques archiconnues (les provocations de Toscani pour Benetton, les prisonniers humiliés d'Abou Ghraïb, le faux charnier de Timisoara...), on découvre des photographies ayant conduit leurs auteurs devant les tribunaux. Souvent légale, l'issue est parfois plus tragique. Kevin Carter, prix Pulitzer 94, fût accusé par ses détracteurs d'avoir privilégié son métier plutôt que de venir en aide à une petite soudanaise mourante de faim. Rongé par la culpabilité, Carter finira par se suicider. Tout en questionnant le lecteur sur le statut de la photographie dans notre société de l'image, le livre met en lumière toute l'ambiguïté de cet art, à la fois outil de témoignage et de manipulation.

GARRY GROSS
Untitled, 1975
Cette célèbre photo de Brooke Shield jeune fit la une de Photo Magazine en 1978. Mais lorsque l'adolescente tente trois ans plus tard d'empêcher de nouvelles parutions et de récupérer les négatifs, elle se heurte à la justice. Conclu entre sa mère et Garry Cross, le contrat prévoyait une cession totale des droits au photographe. Après deux années de bataille juridique, Brooke Shield est finalement déboutée, et Gross ruiné.
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LEWIS CARROL
Alice as a Beggar Child, 1859
Si cette Alice Liddell de 10 ans a inspiré le chef d'oeuvre «Alice au pays des merveilles», elle a également été une des muses de Lewis Carroll pour ses travaux photographiques. Mettant en scène de façon ambiguë de nombreuses fillettes, Carroll provoque des réactions gênées. Pourtant en phase avec une époque où les enfants étaient perçus différemment, cette photo de la petite Alice déguisée en mendiante continue, malgré de nombreuses tentatives de réhabilitation, de créer la polémique.
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JOCK STURGES
Christina, Misty & Alisa, 1989
Photographe reconnu à la fin des années 80 pour ses portraits de naturistes, Jock Sturges voit sa vie basculer en 1990 lorsque la police perquisitionne son domicile en l'accusant de pornographie infantile suite à la dénonciation d'un laboratoire. Après 15 mois de procédures particulièrement humiliantes, Sturges est finalement innocenté.
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ANNELIES STRBA
Sonja in her Bath, 1985
Connue pour son travail photographique sur les membres de sa famille, Annelies Strba est inquiétée en 1985 alors qu'elle expose dans une galerie londonienne le portrait de sa fille de 12 ans, nue dans son bain. Qualifiée de pédophile, la photographie n'est finalement pas retirée, la justice estimant que la réputation de la galerie suffit à considérer cette photo comme une oeuvre d'art. De par ce caractère, elle ne peut être qualifiée d'obscène.
28 avril 2008
Radiohead
Radiohead tacle sévèrement George Bush.

Radiohead est un groupe engagé dans la protection de l'environnement et ne manque pas une occasion de le faire savoir. Lors d'une émission à la télévision américaine, Thom Yorke, chanteur du groupe, a critiqué le président des Etats-Unis George Bush à ce propos. Il a indiqué que les paroles du titre House Of Cards étaient dédicacées à 'cet homme qui avait refusé le protocole de Kyoto'. En 2005, le chef d'Etat avait en effet refusé de signer ce fameux accord, permettant de limiter l'émission de gaz à effet de serre.
Loin de ces considérations politiques, Radiohead débutera une tournée européenne le 7 juin à Dublin et passera par le Palais omnisports de Paris Bercy les 9 et 10 du même mois avant de faire un arrêt les 14 et 15 aux Arènes de Nîmes. La formation terminera son tour de chant par un concert au Main Square Festival d'Arras le 6 juillet.l
13 avril 2008
Le magazine Sensuelle tient ses promesses
Quatre numéros déjà pour ce bimestriel lancé avec peu de moyens et beaucoup de panache par Mélanie Coutois en 2007. Elle a réussi son pari : parler de sexualité librement, sans parti pris, avec gourmandise, humour et intelligence!
Dans ce monde de la presse féminine hautement concurrentielle et à fort budget publicitaire, elle a su imposer son style pétillant et sensuel dans des articles de fond. Une ligne éditoriale engagée, celle de mettre tous nos sens en éveil
, une vraie volonté de se dénoter en apportant de l'information parfois originale ou traitée d'une manière inhabituelle, cela ne pouvait que me plaire!
Reportages, tests, interviews, une nouvelle rubrique sexo, des recettes de cuisine, mais non je plaisante!, vous n'en trouverez pas, enfin pas de celles-là ...
A mettre entre vos mains ou à télécharger sur leur site internet Sensuellemagazine.
03 avril 2008
Le Baiser...

« CENT DIX MANIERES DE BAISERS »
« Bons baisers d’Antibes » … « Kisses from New York »…
“Besos de Madrid”… “Un poutou d’Espalion” … « Bisous de la Garenne-Colombes”…
Depuis 1869 les cartes postales si bien nommées « messagères d’amour et d’amitié » ne cessent de transporter des milliers, des millions de baisers d’un point à l’autre de la planète. Les sacoches des facteurs regorgent de ces démonstrations d’amour qu’ils répartissent durant leur tournée comme autant de CUPIDONS distribuant leurs flèches.
De 1900 à 1914, les éditeurs de cartes postales vont voler au secours des amoureux transis, et venir en aide à tous ceux dont la fibre épistolaire est quelque peu défaillante.
Simple, pratique, fonctionnelle l’inscription : « Un baiser de …. » figure sur les cartes postales. Pour l’expéditeur il suffira de compléter la formule selon son tempérament.
Voilà qui présente l’avantage d’être clair et précis. Mais on ira beaucoup plus loin dans ces témoignages d’affection. Les éditeurs ont vite compris que l’image pouvait être plus séduisante en mettant en scène les baisers eux-mêmes !
Seront épuisés tous les contes de l’enfance : le baiser de la bergère au crapaud, lequel se transforme illico en Prince Charmant, ou bien le baiser de cet autre Prince Charmant qui va (enfin !) réveiller la Belle au Bois Dormant et tous les occupants de son château. Tous ces baisers, fixés dans l’inconscient collectif ne suffiront plus à satisfaire l’ambition des éditeurs.
Bien avant le succès des roman-photos à l’eau de rose, c’est tout un univers de photographes avec leurs modèles spécialisés, attachés à leur studio, qui va se mettre à l’ouvrage.
Costumes, accessoires, décors, maquillage, rien n’est négligé pour réussir un bon cliché, parfois même une petite série « à suivre ». Cela peut débuter par un tendre « baise-main » ou par la pose d’un amoureux qui d’un geste gracieux fait mine de vous envoyer un baiser. Mais rapidement survient la surenchère : De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! Sur les cartes postales le choix est très large et selon le degré auquel s’élèvent les sentiments de l’expéditeur sur l’échelle de la passion amoureuse, il est assuré de trouver la carte correspondant à son état d’esprit. Jusqu’aux enivrantes embrassades, aux torrides étreintes !
Mais attention, la censure veille ! En la personne du sénateur René BERENGER, le très prude Président de la « Ligue contre la Licence des rues ». Il n’hésite pas à faire poursuivre devant les Tribunaux toute exhibition anatomique inconvenante pour les bonnes mœurs. Or nul n’ignore que certains règlements sont difficiles à mettre en application. Surtout en France, Patrie à qui l’on attribue l’invention et la pratique du baiser amoureux, le baiser profond, très précisément désigné sous le nom de « FRENCH KISS ! »
Exception faite pour le cinéma (mais qui à l’époque n’en était qu’au stade des balbutiements) et peut être pour les statues des temples Hindous illustrant le KAMA SOUTRA dans tous ses détails, il n’existe aucun support, aucun média comparable à la carte postale pour ses innombrables représentations de baisers devant l’objectif des photographes ou sous la plume des illustrateurs.
Ces derniers vont s’en donner à cœur joie en matière de baisers.
Du romantisme le plus convenu (à la limite de la mièvrerie), en passant par tous les niveaux émotifs que suscite le baiser, jusqu’à l’humour le plus Gaulois que l’on puisse exprimer sur un tel sujet, la production est abondante, signée ou non d’artistes talentueux.
Les cartes postales alors qu’elles vivent leur « Age d’Or » contribuent à la célébration du triomphe des baisers.
Simultanément nos ancêtres découvraient au théâtre « CYRANO DE BERGERAC » d’Edmond ROSTAND, qui en matière de baiser leur proposait ces vers :
« Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce ?
Un serment fait d’un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer ;
C’est un serment qui prend la bouche pour oreille. »
Mais « honni soit qui mal y pense », quand bien même quelques cartes auraient pu échapper à la censure, cette exposition reste placée sous le signe de l’humour et de l’amour. On y voit des petits bécots, des baisers volés, des baisers perdus, des baisers dévorants, des baisers avec ou sans moustache, en dépit du proverbe italien qui stipule « qu’un baiser sans moustache est comme un beefsteak sans moutarde ».
Cent dix seulement ! mais pourquoi ? me direz vous .
Tout simplement en vertu de l’adage : « Qui trop embrasse, mal étreint ».

22 janvier 2008
Idéal...
Vous vous rappelez cette vidéo où l'on voit une jeune femme plutôt ordinaire, passée entre les mains d'un maquilleur, puis par Photoshop, pour au final, devenir une créature de rêve sur une affiche publicitaire ? Ce film intitulé Métamorphose, signé Dove, avait fait le tour de la blogosphère.
Et bien, la marque récidive avec Matraquage.
En une minute, on nous donne à voir une petite fille soumise à une avalanches d'images médiatiques sur le soi-disant idéal de la beauté féminine. Certaines sont vraiment choquantes.
Je pense que vous serez comme moi sensible à ce film qui met vraiment bien en évidence l'impact que ces images peuvent avoir sur des gamines et sur la manière dont celles-ci perçoivent leur corps. Je vous laisse voir...
Ces vidéos s'inscrivent dans le Programme du Fonds de l'Estime de Soi, lancé par Dove.
08 janvier 2008
Rondeurs sensuelles
C’est un fait : le corps des femmes a changé. Pourtant, la majorité des marques et des boutiques renâclent à intégrer cette nouvelle réalité. Question d’image...

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