27 novembre 2008
Forest Love
Lorsque les arbres frémissent, les troncs s'agitent, les branches s'entremêlent, les noeuds se croisent, les boutons bourgeonnent et les feuilles effleurent, ça donne une vidéo hot and green... un joli message utilisé par l'association pour se rallier à leur cause.
Filmé et réalisé par les membres de Greenpeace.
26 novembre 2008
Heinz Hajek-Halke
Dans le travail de montage de Heinz Hajek-Halke on trouve des compositions où il inscrit le corps de la femme dans un fond matériel particulièrement fascinant.
Celle-ci (Nu dans le sable, années 30) donne une étrange matérialité au corps de la femme, qui se ride, se craquelle, se fissure, se délite. Contraste saisissant entre ses formes pleines et juvéniles, et la fragilité mortelle de sa construction dans le sable. On attend son effondrement, sa décomposition, sa disparition.
D’autres (La patrie des matelots, années 30) inscrivent le corps féminin dans la ville, ici sur un mur couvert de graffiti indéchiffrables, traces de passage, symboles d’amour ou de haine. Elle se couvre pudiquement les seins, et son visage souriant apparaît dans la fenêtre, reflet vierge de toute souillure, ouverture vers un autre espace.
La Princesse de l’arrière-cour (avant 1930) est une composition plus architecturée : un immeuble banal, du linge qui sèche et cette jeune femme en sous-vêtements, pensive, réservée, négligemment appuyée au chambranle. C’est une des compositions de Hajek-Halke les plus sereines, les moins sophistiquées, et, pour moi, parmi les plus attrayantes.
Le mauvais épilogue (1932) est une de ses photos les plus connues, sans doute du fait de la violence de la juxtaposition de ces trois hommes d’affaires en haut-de-forme et du corps de femme étalé au sol qu’ils piétinent. Faut-il y lire une dénonciation ? Je crois que Hajek-Halke a simplement voulu mettre en scène un choc violent entre deux icônes, nu et vêtu, rond et ferme, blanc et noir, argent et sexe, homme et femme, vie et mort : la voiture à l’arrière-plan est un corbillard…
Par contre, Il était une fois, datant des années 40, a probablement une résonance avec l’Allemagne de l’époque : on croit voir une ville en ruines, des immeubles bombardés sous un ciel tourmenté. Le corps même au premier plan est décomposé, démonté, monstrueux; on devine des seins, le reste est indistinct, comme un cancer, comme une victime de la bombe atomique. La chair semble avoir été pétrifiée, comme du bois fossilisé, comme un souvenir d’un autre temps. Ce photographe si amoureux du corps féminin, si adepte des beautés formelles, a aussi ses côtés sombres.
25 novembre 2008
Irakly Shanidze
Web site d'Irakly Shanidze : http://www.shanidze.com/
Helena Christensen pour Agent Provocateur
Pour les besoins de sa nouvelle campagne d'hiver, Agent Provocateur, marque créée par Joe Corre (fils de Vivienne Westwood), a fait appel au topmodel danois Helena Christensen qui soufflera ses 40 bougies le 25 décembre. Arborant le style d'un pirate sexy, la belle se glisse dans les dessous sexy de la maison pour faire succomber ses adversaires, armes à la main... Alors que les dernières campagnes de la marque avec Kate Moss suggéraient glamour et sensualité, la collaboration avec Helena Christensen semble aller encore plus loin...
Photographiée par Tim Bret, la campagne met en avant un éventail de corsets en dentelle et de la lingerie.. Enfin, si vous souhaitez commettre vos premiers actes de piraterie, rendez vous sur le site d'Agent Provocateur...

http://www.agentprovocateur.com/
La vidéo : http://www.agentprovocateur.com/experience-pirates.html
Un avant goût:
24 novembre 2008
Bob Carlos Clarke
Robert Carlos Clarke est né le 24 juin 1950 dans le Comté de Cork en Irlande.
Après un passage au Collège de Wellington en 1964, il étudia les arts graphiques au West Sussex College of Art... il y fit ses premières prises, puis au London College of Printing et au London's Royal College of Art, jusqu'en 1975. Bob Carlos Clarke disait que la photographie n'était pas un travail pour lui, mais plutôt une addiction, tournée essentiellement vers la femme. Il faisait une analogie entre l'activité sexuelle et la photographie, affirmant qu'une bonne séance de portait était une activité similaire à celle de faire l'amour au modèle. "Soyez décontracté, mais faites un vrai travail" était le conseil qu'il donnait aux débutants dans le domaine de la photographie de nu .
Bob Carlos Clarke a abordé de nombreux domaines de la photographie, avec une passion très marquée pour le fantastique et l'érotisme.
Il fit poser pour lui beaucoup de célébrités comme Liz Hurley, Jerry Hall, Rachel Weisz, Keith Richards, Marco Pierre White ou Vinnie Jones et réalisa les campagnes publicitaires de marques comme Levi's, Smirnoff, Volkswagen, Pirelli ou Wallis, ainsi que de nombreuses photos de mode.
Bob Carlos Clarke est décédé accidentellement en mars 2006.
La recherche d'une netteté extrême est une des constantes de son travail, particulièrement dans les premiers ouvrages.
Livres
Delta of Venus (1979), une version illustrée du Delta of Venus d'Anais Nin (1980).
Obsession (1981, Quartet)
The Dark Summer (1985, Quartet)
White Heat (1990, Octopus)
Shooting Sex (2003)
Love Dolls Never Die (2004)
Official site : http://www.bobcarlosclarke.com/
21 novembre 2008
Les Patientes
Carnets secrets d'un psychanalyste de Hugo Trauer

Peu de temps avant sa mort, un psychanalyste réputé a confié à l'un de ses amis ses carnets dans lesquels il détaillait le travail d'analyse de ses patientes. De ces notes sont parvenues, à l'éditeur , celles qui s'intéressaient aux femmes sujettes à des délires et à des rites masochistes. Très détaillées, ces témoignages cliniques traquent le sentiment de culpabilité qui est, selon Trauer, au cœur de ces comportements étranges. Tous ces cas de femmes versées dans les humiliations et la souffrance sont décortiqués par le scalpel du psychanalyste qui, tout en décrivant les différents vécus masochistes de ses patientes, tente d'appréhender les mécanismes qui les ont conduites vers ces dérives. Les Patientes est incontestablement un puissant témoignage qui va plus loin que la simple narration de scènes masochistes, mais donne à comprendre ce qui pousse les femmes à rechercher un plaisir dans la douleur. Un texte fort qui deviendra une des références du genre comme le furent Histoire d'O, Le Lien ou Dolorosa soror.

20 novembre 2008
Souvenirs d'Elle...
Des souvenirs désordonnés, et cette sensation au creux du ventre quand je les évoque... Un entrelacs de rires, de jambes, de fumée... les effluves entremêlés... une phrase de piano pleine de langueur... l'hiver puis le printemps... mes mains crispées sur sa peau... sa voix qui me rend folle... l'obscurité radieuse qui règne dans ma chambre quand je dors dans ses bras... la fièvre qui nous anime, nos discussions exaltées et nos inlassables étreintes... Le désir qui renaît aussitôt satisfait... l'oubli total de ce monde insignifiant... juste lui, juste moi... nos membres confondus... nos rires accordés... Et on se roule par terre dans la cascade de plumes virginales d'une oreiller crevé par nos excès... je me dérobe par jeu... puis m'abandonne et retombe sur le dos... mes jambes nues en l'air... Après la jouissance, l'entente... et noyer mon regard dans ses yeux limpides... et offrir mon cou à ses lèvres avides... allumer une cigarette qu'on fume à deux... ne plus rien désirer... ne plus rien redouter... l'imperfectible satiété du corps à corps... du cœur à cœur... bercé par la musique extatique de mots d'amours qui me sont destinés... Délicieuse lassitude qui freine quelques instants l'enthousiasme de la passion... nos deux êtres épuisés gisent côte à côte... en silence... et exultent uniquement d'être ensemble... lui jouant négligemment avec mes longs cheveux épars sur l'oreiller... moi promenant mes doigts le long de la courbe de ses reins... et la force tranquille de son corps étendu dont le seul contact me brûle la peau et l'âme... non, je n'ai peur de rien quand je suis dans ses bras... de rien... je fais de mon souffle l'écho des battements de son cœur, de mon corps le reflet de son corps, et de sa jambe qui m'entoure une chaîne indéfectible... je le regarde dormir et l'ombre de ces cils sur sa joue mal rasée, sa moue d'enfant, sa main abandonnée, déchaînent en moi des passions disproportionnées... »
Photo Samantha Wolov. Texte extrait de "Hell" de Lolita Pille
Katarzyna Widmańska







Katarzyna Widmańska
Son site : http://widmanska.com
Son Blog : http://blog.widmanska.com/
19 novembre 2008
Nouvelle bannière
Vous n'avez pas pu louper la nouvelle bannière qui orne à présent l'en-tête de Divine indécence.
Fin de semaine dernière, je reçois un mail d'une lectrice, par le lien "contactez l'auteur" Nérilka me propose de réaliser une nouvelle bannière en gardant la photo d'origine... offre que j'accepte avec plaisir. Je dois admettre que l'existante était "légèrement" déformée par l'étirement, que voulez vous je ne suis pas douée pour la retouche photo... pour sa contribution à corriger cette carence... un grand merci à Nérilka la fée des blogs.
Vous pouvez trouver quelques unes de ses oeuvres Ici
L'inspiration et l'envie d'essayer de créer une nouvelle bannière me sont venues suite aux différents contacts avec cette magicienne du net... en voici le résultat!
J'attends vos avis et commentaires sur les deux!
Kalina Wlodarczyk







Site de Kalina Wlodarczyk : http://www.kalinawlodarczyk.art.pl
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