Divine indécence...

Art photographique, Photos sensuellement érotiques, Poésie, Musique, Littérature érotique...

24 septembre 2008

Jean-Claude Delalande

Scènes isolées de la vie ordinaire...

Avec des personnages à la merci d'un auteur qui pince le quotidien sans vouloir nécessairement en rire, une saga se monte en noir et blanc et installe une atmosphère singulière, comme on aime les trouver dans les bons romans. Présentation sommaire en quelques pages choisies.

Si s'aimer, c'est regarder dans la même direction, ceux là ne s'aiment peut-être pas comme l'entendait Antoine de Saint-Exupéry. Mais l'atmosphère plus sèche que pesante qui se dégage des photographies est bien sûr ce qui touche et qui plaît. En s'invitant un peu plus longtemps dans ces photographies noir et blanc entièrement fabriquées par Jean-Claude Delalande, on note qu'elles racontent un certain bonheur, un peu amer, un rien acide, dans lequel deux solitudes se télescopent pour façonner un couple de solitaires. La plupart du temps, le monsieur de ces saynètes en images uniques est le photographe lui-même, et la dame une amie proche. Le décor, toujours renouvelé, est en général une maison de vacances, louée ou empruntée à des amis. Comme Franz Kafka à Prague, Jean-Claude Delalande travaille dans une compagnie d'assurances italienne à Saint-Denis. Depuis douze ans, il consacre ses loisirs à son imagerie du couple moderne avec l'ardeur des auteurs qui se respectent et produisent sans trop se préoccuper de publication. Ainsi naissent les œuvres fortes, promises à une reconnaissance qui arrive tôt ou tard, de droit. On dit souvent d'un bon livre qu'il permet au lecteur de se représenter la scène, de se l'imaginer, à la lettre. Le compliment se retourne vers les photographies de Delalande : à qui les voit de se faire son roman, un roman d'humour où se faufilent l'ennui, la rupture et parfois comme un projet de fuite, voire de meurtre, tant la duplicité de l'homme avec la caméra de l'artiste est forte. Le ressort dramatique tient précisément à ce regard rivé sur l'objectif, dont on se demande s'il est un témoin gênant ou le complice commandé à distance. Car Delalande ne laisse rien au hasard, ses scènes de ménage sont écrites et bien préméditées, à l'accessoire près (la bicyclette souvent convoquée au casting n'est pas toujours innocente), sans jamais verser dans l'anecdote ou le clin d'œil. Son personnage de petit bourgeois inquiétant ou pathétique ressemble à tout le monde et se trouve à sa place en ces jardins d'heures creuses, dans ces intérieurs agréables photographiés à la chambre de grand format, éclairés dans la clarté du cinéma américain de la haute époque des années 1960. Recourant à la confortable profondeur de champ qui garantit sa lisibilité, le travail sans faute d'orthographe accepte parfois la fantaisie d'une surimpression, la licence d'un flou de bougé. Auteur cérébral à rapprocher d'Anna et Bernhard Blume pour la fiction en plus raisonnable, de Duane Michals pour la dérision sans l'impertinence, Delalande ne rend pas hommage à ceux qu'il affirme ne pas connaître, il poursuit son propre chemin, comme si l'image à venir, toujours inédite, suffisait à son bonheur d'artiste. L'œuvre qui s'épaissit de pièces toutes abouties et collectionne les prix de concours d'amateurs devrait bientôt trouver une galerie ou la maison d'édition assez avisée pour initier une carrière publique, même si on imagine encore mal Delalande renoncer à l'assurance de son intimité de créateur.

Lien vers sa galerie: http://jcdelalande.com/

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17 septembre 2008

Encore et toujours...

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16 septembre 2008

"Poésie sensuelle, érotique..."

"Soumets-moi
Moi
Ton insoumise
Ta sauvage
Ton indomptée"

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Blottir ma tendresse
Contre ta chaleur
Animale
Désireuse
En ivresse de toi
Mêler mon âme
A l'eau de ton âme
Et te rejoindre
Jouissive alchimie

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"Le poète, bien loin d’habiter les nuages, est l‘être qui vit le plus près de son corps. Le plus près de ses sens. Pour écrire le poète utilise davantage ses sens que son intellect. Il est, comme le dit Éluard : «un professeur des sens». Il nous apprend à ressentir. Il est facile de découvrir, en lisant les poètes, que constamment ils regardent, écoutent, sentent, touchent et goûtent. On dit même, que cette sensualité de la poésie explique le manque d’intérêt des occidentaux à son égard. Notre éducation nous portant à repousser les plaisirs du corps, le plaisir du jeu, le plaisir de vivre. Tandis que les peuples primitifs et les Orientaux sont naturellement ouverts, eux, à la poésie. Aussi, la poésie est-elle toujours la première littérature d’un peuple. Il y a toujours chez un peuple de grands poètes avant d’y avoir de grands romanciers."

Marion Lubreac est auteur de poèmes érotiques ou « classiques », de contes fantastiques ou de nouvelles, elle joue avec les images et les mots de façon somptueuse. Créations riches, de son imaginaire fantasque.

Marion fabule, Marion affabule, son verbe bourgeonne et sa plume fleurit... Sous sa verve, les mots et les images débordent d'une vie végétale, métamorphosées par des greffes sauvages, miracle baptisé "lubréaction", la bouture vit...

Épidermes Enlacés

Je veux hanter ta vie.
Me nourrir au calice de ta bouche.
M'abreuver de ton sang.
Embraser tes yeux suppliants.
Te dévorer, comme une bête avide, incandescente.
Ensorceler tes rêves.
T'étouffer de mes lèvres brûlantes.
Lacérer ta peau tendre et soyeuse
Des griffes acérées de mes doigts.
Et de mes ongles longs faire exploser ta jouissance
Te posséder lascivement
De ma langue tendue
Te brûler

T'envoûter
Sombre succube, je me pose
Sur toi et te lape doucement.
Mes cheveux rougeoyants
Enflamment ta poitrine
J'aspire lentement ton âme
Te dévore de ma bouche avide,
Calme et sûre,
Implacable
Les yeux vrillés en toi
Sauvage et possessif
Animal sensuel et goulu
Je me régale de toi,
Chaque nuit
Pour l'éternité
Monstrueux et maudit
Fascinant
Grisant.
Planté sous l'incarnat de ma sève
Savoure moi
Possède-moi à  ton tour
Vampire de mes insomnies

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Bacchanales

Ouvre donc la cage aux amours retors !
Libère nos âmes des affres du remords !
Je veux déchaîner ta lascivité
Exacerber ta sensualité
Te griser, t’enfiévrer, t’enivrer…
Te soûler de baisers langoureux :
Laisse- moi te fasciner,
T’envoûter
Et te prendre,
Livre-toi …
Exaltation d’émotions délicieuses
Mes lèvres capiteuses
S’ouvriront pour ton plaisir
Voluptueuses
Caressantes
Enveloppantes :
Cède-moi…
Je veux te savourer
Te laper
T’affoler
Et te boire
Ouvre-toi…
Égarer ta raison devient ma seule mission :
Faire de toi mon amant et ma tendre prison.

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Elle l'a provoqué
Il fait feu dans la bagarre
Elle subit l'assaut !

Au fil de nous

Ses reins accompagnent le galbe frissonnant
des vagues de son corps attisé
Torsion de sa chevelure, un tour, puis deux,
autour de son poignet
Caresse de sa bouche à la langue tendrement câline
sur les pointes impérieuses
Vulve agacée par la brûlure de son membre tendu
Rage d’essences
Orgasmes triomphants.

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Que ma soumission
Te ravisse
Que tu grognes de plaisir
Ton désir d’explosion

Lactance

Suce
Excite
Lèche
La raideur de son membre
A t’empaler la bouche
Que son sexe se dresse
Droit comme de la corne
Sous le feu de tes sens
Suce
Excite
Lèche
Que tous ses muscles bandent
A lui darder la peau
Que ta passion l’attise
Ainsi qu’une hérésie
Enfer de sa damnation
Suce
Excite
Lèche
Transpire son odeur
Comme une chienne en rut
Viole et mange sa bouche
De tes lèvres gourmandes
Que tes cheveux l’enivrent
Suce
Excite
Lèche
A mordiller son torse
Affoler l’animal
L’aimer à l’épuiser
A lui offrir la voie lactée

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Va et viens du sexe
Les pointes de ses seins lourds
Ruissellent d'amour
Longs doigts d'expert
Enflamment sa vulve ouverte
Plaisir infini

Hom'mage

Mon ventre impérieux
M’éveille :
Mes reins se cambrent en appel de toi,
Mon échine frissonne
Du désir de ta peau
Pour courir
Tout au long de mes cuisses.
Fesses lovées contre toi
J’écoute le chant de tes paumes
Expertes
Ruisseler sur ma nuque.
Ton souffle dans mes cheveux
M’attise
Allume moi encore
Jusqu'à la jouissance
Montre moi le soleil de tes yeux
Que mon corps nu se pare
A la foudre de ton âme.
Embrase moi encore
Jusqu'à l’inaccessible
Que jaillissent des gerbes de flammes
Au réveil de nos offrandes volcaniques
Orgiaques agapes
Fusion totale de nos sens explosés

Où l’amour et la mort se rejoignent
Désir de toi

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Explose- moi en bouche
Mon tendre seigneur
Et gagne ton apaisement

Viens

Laisse toi happer par mes lèvres gourmandes
Etire un voile d'or au gré de tes brunes prunelles
Et savoure l'instant
Où recueillie,
Agenouillée comme en prière
Je m'abreuve
Goulue
La bouche sensuelle
Les doigts habiles
Les seins bandés
A me griser de ta peau
si douce

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Amoureusement
Tes mains m'emportent...
Obéir
L'âme offerte
Nimbée de ta puissance
Virile
Humer l'essence
De tes désirs
Oublier la raison
Murmurer ma tendresse
Mon amour
Mon amant
Éperdument
T'appartenir

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12 septembre 2008

Alex Korolkovas

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http://www.iqons.com/

Alex Korolkovas

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Michael Helms

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Galerie de addictedImage

038P0763-Edit par addictedImage

http://flickr.com/photos/ebolagrande/

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04 septembre 2008

Miroir...

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Antonio Barrella

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Damjan Voglar

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Peter Lindbergh

De son vrai nom Peter Brodbeck, (né le 23 novembre 1944 à Lissa, Allemagne) est un photographe de mode allemand.

Il a grandi à Duisburg. Il a travaillé principalement pour les magazines Stern et Vogue où il a influencé la carrière de nombreux top models tels que Christy Turlington, Naomi Campbell, Linda Evangelista et Tatjana Patitz.
Il est un des seul a avoir réalisé les photographies du calendrier Pirelli par deux fois, en 1996 et en 2002.

Posté par Divine indecence à 09:29 - Sensualité Visuelle... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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